mardi 4 juin 2013

L’aventure continue

Malte nous a réservé bien des surprises. 
Les différentes civilisations tour à tour à la tête de ce petit état (le plus petit de l'union européenne) ont laissé des traces qui donnent aujourd'hui à cet archipel un joli mélange des cultures.
L'influence anglaise reste cependant la plus importante et pratiquement tous les maltais parlent anglais. Ce qui nous aide à faire de ce séjour une belle escale.
La Valette est une ville chaleureuse et riche architecturalement parlant. De longues promenades à travers les fortifications, les ruelles et le Grand Harbour nous permettent de prendre l'atmosphère de la ville.
Une excursion en bus local nous amènera également à M'dina-Rabat, l'ancienne capitale.

Les derniers jours se sont faits près des îles de Gozo et Comino. De véritables cartes postales (falaises découpées, eaux turquoises... seul bémol remplies de méduses lors de notre passage).
Malheureusement, nous n'avons pas pu rester aux mouillages comme nous le souhaitions. Trop de vent.
Nous avions notamment jeté l'ancre dans la baie de Dwejra et la nuit a été un cauchemar à cause des vents thermiques provenant des terres et s'engouffrant par rafales dans l'anse.
Encore une fois, la petite marina de l'île (les gros pontons sont réservés aux énormes ferries tournant en permanence jour et nuit) a été notre seule issue pour une protection sans risque les deux jours suivants... A la suite desquels, nous avons repris la route vers la Sicile.



Une des nombreuses grottes autour de Comino

Vous connaissez un meilleur endroit pour faire sa pédicure ?!...


La baie de Dwejra : mouillage maudit 2 jours avant...





Notre dernière escale en Sicile s’est faite à Licata contre toute attente.
Grâce à de nouveaux amis, nous apprenons que la marina de cette ville est gratuite jusqu’à fin mai.
Etant en permanence à la recherche de bons tuyaux pour coller à notre budget au maximum, cette aubaine tombait à point nommé !
Des vents forts étaient prévus de la Sardaigne jusqu’à Malte où nous nous faisions secouer depuis deux jours.
Nous arrivons donc dans une marina toute neuve. La ville en elle-même n’était pas une merveille d’architecture mais les siciliens nous ont réservé un accueil très chaleureux.
La gratuité à cette époque de l’année est chose peu fréquente. Pour la ville, c’est une très bonne publicité qui permet de drainer un peu de tourisme. Et l’un dans l’autre, nous nous y retrouvons.
La ville d’Agrigente avec sa vallée des Temples est à seulement 1 heure de bus local.
C’est l’occasion de faire une jolie excursion accompagnés de Christian rencontré quelques jours plus tôt à La Valette.

Le paysage et la balade à travers les ruines datant de 500 ans av. JC nous réconcilient avec les visites touristiques en Sicile (les ruines de Syracuse nous ayant laissé quelque peu sur notre faim…).
Ce site donne toute l’ampleur de la vie d’autrefois. Nous battons les chemins parcourus par les Romains plus de 2000 ans en arrière.

Temple d'Apollon


Christian






Très belle journée passée avec Christian même si nous avons attendu le bus de retour pendant 2 heures en plein soleil !! Grande bouteille d'eau de rigueur !


Licata nous a donc accueilli quelques jours, manière de refaire un plein d’eau, de lancer quelques lessives et de nous réapprovisionner.

La suite de l’aventure restait encore incertaine. Là aussi nous changeons de plan pour prendre la route de la Tunisie. Les vents arrivant du Nord et devant perdurer plusieurs jours, nous trouverions un abri plus confortable sur la côte Est tunisienne.

Après la Grèce, l’Italie, La Sicile et Malte, nous mettons donc les voiles 5 jours plus tard accompagnés de Kit (notre bateau-copain de Grèce retrouvé à Malte).

Après 30 heures de navigation, nous apercevons les brises-lames de Cap-Monastir. C’est encore le bouche à oreille qui nous à mener ici. Nous pouvons profiter d’un abri confortable et c’est un très bon pied-à-terre pour visiter le pays.

Nous nous rendons vraiment compte que l’important dans ce voyage n’est pas de tout planifier ou de préparer des itinéraires bien précis mais de laisser une part à l'inconnue.
Au gré des rencontres, des aléas et de l’envie du moment, le projet évolue, les plans changent, de nouvelles routes se dessinent.
Il faut garder l'esprit ouvert et une flexibilité permanente pour profiter pleinement de cette aventure. 
Bien sûr capacité d'adaptation et vigilance sont mises à rude épreuve.... mais c'est aussi pour cela que nous avons tenté l'aventure !!! Un peu de piment et de piquant (c'est le cas de le dire en Tunisie) renforcent l'excitation du projet.


Et c'est reparti pour un tour... toujours des vagues et plus de vent que prévu...
Coucher de soleil sur Pantelleria (vive les moments magiques pendant les traversées)
Allez, courage... je vois Cap Monastir au loin !
Les palmiers de Monastir
Souc de Sousse
Mais qu'est-ce que tu me dis là ?

Besoin d'une petite coupe M'sieur ? ... pas cher... 5 dinars pour toi (à lire avec l'accent !)


Livraison de Pain


Futurs rois du ballon



jeudi 23 mai 2013

Un mois, trois pays, du vent, des rencontres, et les beaux jours qui se font désirer...

Déjà plus d'un mois que nous avons mis les voiles, et nous sommes encore sur notre période d'adaptation à notre nouveau style de vie et notre nouvel environnement.
Certains disent qu'il faut une année entière pour se faire à la vie sur un bateau... j'espère que ce sera un peu moins long pour nous, mais dans tous les cas, on est en plein dedans :
Le bateau, ça bouge, ça mouille, c'est bruyant quand il y a du vent, et avec ce printemps 'pourri' comme le décrivent ceux qui ont déjà plusieurs saisons en Méditerranée, notre pouvoir d'adaptation est mis à l'épreuve.
Bon, faut pas peindre un tableau trop noir quand même, mais pour résumer, il nous tarde que M. Soleil fasse un peu de ménage avec tous ces nuages, et que l'on puisse enfin profiter sans trois polaires et deux ris dans la grand voile.

Lever de soleil en mer

Petit matin

Mouillage à Santa Maria di Leuca


Une des conséquences directes de la météo capricieuse est sur notre progression, qui, il faut bien l'avouer, est bien plus lente que ce sur quoi nous tablions bien au chaud dans notre appartement lyonnais.
Non qu'il ne serait pas possible d'avancer plus vite, mais dans plaisance, il y a "plaisir"!! et se faire secouer au prés dans une mer courte par 25 noeuds pendant plusieurs jours d'affilée n'est pas vraiment notre tasse de thé. Alors résultat, on fait des petites journées de mer quand la météo est bonne et le reste du temps, on se balade à terre dans des coins somme toute pas si mal que ça.

Avocet au port de pêche de Le Castella

Théâtre grec de Syracuse

Décor du théâtre

Eglise futuriste sauce siciliene


Syracuse

Salopette de Mario Bross

Au menu ce soir ?


Malte



Mdina


No comment

Quelques degrés de plus et ce devrait être pas mal...



Et puis on fait des rencontres... même si on n'a pas besoin d'être en mer pour ça. La communauté des gens qui vivent sur un bateau n'est pas si grande et le contact en est favorisé.
Il y a Mitch et Hélène (et Basil) que nous avons rencontrés à Vliho et qui sont devenus de vrais amis, au point que l'on s'est retrouvé à Malte avant de faire route commune pour la Sicile où nous sommes aujourd'hui au ponton l'un à côté de l'autre.
Le fait d'avoir passé deux mois ensemble à gérer les préparations respectives de nos bateaux (et les galères qui vont avec) nous a fortement rapproché et si nous devrions bientôt repartir chacun vers des escales differentes, ce ne sera que pour mieux se retrouver par la suite.

Il y a aussi tous les autres :
- Ben et Tom, les jeunes cousins qui écument la côte grecque sur leur petit bateau de 7m avec un stock de pâtes impressionnant.
- Il y a Ed et Sue, rencontrés à Syracuse, qui vivent sur leur vieux cata depuis plus de 5 ans et avec qui nous avons partagé de bons moments à refaire le monde autour d'un saladier de popcorns (cliché américain s'il en faut).
- Et puis il y a Christian et Jean-Pierre, nos jeunes retraités qui remontent sur Venise aussi vite que nous nous rapprochons de Gibraltar et avec qui nous naviguons depuis une bonne semaine.

Kit à leur arrivée à Malte 

Ben et Tom sur leur "yacht"

L'équipage de Kit au grand complet dans le cockpit d'Avocet

Basil dit 'mon pote'

Enfin, dans le cadre des rencontres, il ne faut pas oublier ceux-là...





Et notre petit passager clandestin...